C’est un fait encore peu connu, mais la qualité de l’eau peut avoir un impact très important sur la consommation de pesticide par les agriculteurs. Malheureusement, ils ne sont pas très nombreux à le savoir et à y faire attention. Cela leur permettrait pourtant de faire des économies malgré quelques besoins d’entretien.

Contrôler le pH de l’eau

En contrôlant attentivement le pH de l’eau, il est possible de « préparer » l’eau pour qu’elle soit mieux adaptée au pesticide utilisé par l’agriculteur. Résultat, l’engrais utilisé pénètre mieux les plantes et il est possible de réduire sa consommation de moitié. Cela représente donc un avantage conséquent pour les agriculteurs, mais le procédé de préparation de l’eau reste complexe.

 

D’ailleurs, peu d’agriculteurs ont déjà franchi le pas et la plupart préfèrent s’en tenir aux procédés classiques. De plus, il faut aussi être en mesure de compter sur l’intervention d’un plombier rapidement en cas de problème sur l’alimentation en eau qui pourrait interférer avec sa qualité. S’il est facile de trouver un plombier dans l’Oise qui répond à ces critères sur l’ensemble du territoire, ce n’est malheureusement pas le cas dans toutes les régions de France.

Un investissement sur le court terme

Ce qui semble effrayer les agriculteurs, c’est avant tout le coût d’une telle installation. Il faut compter environ 22 000 € pour l’installation complète, mais les économies qu’elle permet de faire sont tellement importantes qu’elle est généralement rentable en trois ans seulement. Ce n’est donc pas un investissement risqué et certainement pas un investissement sur le long terme.

 

Les agriculteurs convaincus par ce procédé qui ont sauté le pas et ceux qui voudraient, mais qui ne peuvent pas encore se le permettre, commencent à hausser la voix pour demander que des aides soient fournies par l’État pour aider à l’installation systématique de ce système sur l’irrigation des cultures en France. Au-delà des économies, ce serait un gain de santé et d’écologie important.

Une technique bonne pour la santé et l’environnement

Effectivement, un tel procédé semble avoir fait ses preuves au niveau médical et écologique. Des études sur la question sont encore en cours, mais les premières analyses sont très positives et encouragent au développement d’une telle technique. Effectivement, les résidus de pesticides présents dans les fruits et les légumes irrigués par cette technique sont beaucoup moins nombreux qu’avec une irrigation classique.

 

Cependant, certains militants écologistes refusent d’applaudir une telle innovation. Évidemment, ils encouragent le développement de solutions moins polluantes et moins dangereuses pour la santé. Néanmoins, ils rappellent que la transition vers une écologie plus respectueuse de l’environnement est nécessaire et que ce n’est pas seulement les pesticides qui posent problème. Il ne voudrait pas que cette nouvelle technique d’irrigation masque les problèmes posés par la monoculture intensive.