Chambres d'agriculture de Picardie

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Le contrôle périodique des pulvérisateurs en service est obligatoire depuis le 1er janvier 2009. Cette réglementation s'inscrit dans le cadre de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006. 

 

 

En quoi consiste le contrôle du pulvérisateur ?

Le contrôle a pour objectif de s'assurer du bon état des matériels. En tenant compte de leur conception d'origine, ces derniers doivent être :

  • aptes à un usage correct, c'est à dire être capables de réaliser le traitement souhaité,
  • correctement entretenus : à ce titre, seuls les défauts d'usure et de vieillissement sont pris en considération.

C'est le moyen de connaître les performances de son pulvérisateur et d'améliorer la qualité de pulvérisation. Un pulvérisateur mal entretenu peut entraîner des pertes d'efficacité atteignant 30 % à chaque traitement.

Par qui faire contrôler mon matériel ?

Les contrôles devront obligatoirement être réalisés par des organismes d'inspection agréés par les pouvoirs publics. Les inspecteurs réalisant ces contrôles devront être titulaires d'un certificat délivré par un centre de formation agréé. Votre Chambre d'agriculture est agréée.

Suite à une forte demande de groupes ou de concessionnaires, les Chambres d'Agriculture de Picardie ont mis en place un service de contrôle du pulvérisateur. Pour cela, elles se sont équipées d'un banc de contrôle.

Les matériels concernés

Les matériels visés par le contrôle obligatoire sont :

  • Les pulvérisateurs à rampe : les pulvérisateurs automoteurs ou portés ou traînés qui distribuent les liquides au moyen d'une rampe horizontale constituée d'un ensemble de buses régulièrement espacées pour une largeur de travail supérieure à 3 m ; ils peuvent être pourvus d'une assistance d'air.
  • Les pulvérisateurs pour arbres et arbustes : les pulvérisateurs automoteurs ou portés ou trainés non munis de rampe horizontale et distribuant les liquides sur un plan vertical ; ils peuvent être pourvus d'une assistance d'air.

Quand réaliser le contrôle ? 

3 cas de figure sont possibles :

  1. Votre pulvérisateur a moins de  5 ans : il devra être contrôlé avant sa 5ème année après sa première mise en circulation.
  2. Vous avez réalisé un contrôle volontaire en 2007 ou 2008 : le prochain contrôle de votre pulvérisateur devra également être effectué avant la fin de la 5ème année qui suit le contrôle.
  3. Si vous n'êtes pas dans les  2 premiers cas : c'est votre numéro de SIREN qui déterminera la date limite de contrôle de votre matériel.

Les délais pour faire contrôler votre pulvérisateur sont établis en fonction de votre numéro SIREN. 

 

 

Si vous ne détenez pas de numéro de SIREN, votre contrôle devra être réalisé dans la première tranche.

 Tranche

1

2

3

4

5

Année

31 mars
2010

31 décembre 2010

31 décembre 2011

31 décembre 2012

 31 décembre 2013

Numéro de SIREN se terminant par

 0 à 19
ou pas de SIREN

 20 à 39

 40 à 59

 60 à 79

 80 à 99


Validité du contrôle

Un contrôle concluant que le pulvérisateur est en état, est valable pour une durée de 5 ans. Si le contrôle conclut que le pulvérisateur n'est pas en état, vous disposez de 4 mois pour faire réparer votre matériel et le soumettre à un nouveau contrôle. Ce nouveau contrôle peut être total ou ne concerner que certains points de vérification. Il sera fonction de la gravité de la défaillance constatée.

Sécurité, environnement et efficacité : les 3 mots clés du contrôle

Tout d'abord, une inspection générale du pulvérisateur est effectuée, la sécurité liée à la structure du pulvérisateur est vérifiée : châssis, flèche, attelage, rampe et support... mais aussi le cardan et sa protection, point incontournable de la sécurité de l'utilisateur de tout matériel agricole.
Efficacité et environnement ne font bien souvent qu'un seul en matière de pulvérisation. Etant donné la charge représentée par le coût des produits phytosanitaires dans une exploitation, le pulvérisateur est certainement le matériel qui mérite la plus grande attention et un entretien rigoureux. La circulation de la bouillie de pulvérisation doit être indemne de fuite. Les équipements du pulvérisateur tels que jauges et manomètres doivent apporter une information fiable et lisible pour l'utilisateur. La pression du manomètre est vérifiée, ainsi que la pression réelle de chaque tronçon. Ceci permet de constater d'éventuelles pertes de charge, qui pourraient engendrer un sous dosage de certaines portions de la rampe. Enfin, le jeu de buse principal est testé dans un banc de débit. Cette opération permet de connaître l'état d'usure des buses, qui peut engendrer d'importantes irrégularités.

 

Profitez des contrôles collectifs

Pour limiter le coût de ce contrôle, celui-ci s'organise le plus souvent en collectif. Le contrôleur se rend donc dans une concession, une coopérative, CUMA, CETA... Pour une bonne organisation, chaque agriculteur reçoit un horaire de passage pour son pulvérisateur.

Le tarif collectif est proposé sur la base de 4 contrôles minimum sur un même site et permet ainsi de baisser les coûts. Il est proposé en partenariat avec les CUMA, CETA, concessionnaires intéressés. Il est réalisé à partir d'un banc mobile ITEQ acquis par les Chambres d'agriculture de Picardie.

Le site du contrôle doit respecter plusieurs conditions

Pour réaliser les contrôles dans les meilleures conditions opérationnelles et réglementaires, le site doit respecter les conditions suivantes :

  • Surface plane minimale de 100 m de long et 3 m de large (mesure de vitesse).
  • Prise de courant à proximité (moins de 50 m).
  • Le contrôle doit être réalisé à une distance supérieure à 50 m d'un point d'eau, caniveau ou bouche d'égoût.
  • Il doit se situer à plus de 100 m des lieux de baignades, piscicultures, zones conchylicoles et points de prélèvement d'eau pour l'alimentation animale ou humaine.

 

Préparer le contrôle : les points clés pour éviter la contre-visite et des frais supplémentaires

  • Le pulvérisateur doit être propre, correctement rincé et indemne de trace de produit. Les filtres doivent être impérativement nettoyés.
  • Un jeu de buses complet est vérifié. Il est préférable d'avoir quelques buses de remplacement le jour du contrôle, afin d'éviter une contre-visite pour 1 ou 2 buses défaillantes.

  • Vérifier que le protège-cardan est en parfait état, aucune pièce en rotation, chaînette accrochée, ...
  • Vérifiez la structure générale et l'état des rampes. Attention aux lésions sur les soudures.
  • Le manomètre ainsi que les jauges doivent être lisibles et en bon état de fonctionnement.

Contacts

Aisne
Simon Ravenaux
03 23 22 51 43

Oise
Denis Capronnier
03 44 11 45 08

Somme
Jean-Philippe Trollé
03 22 33 69 80

 

 

 

 

 

Crédits photos : Chambres
d'Agriculture de l'Aisne et de
la Somme, C.Lescaudron/CRAPicardie

 

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