Alors que l’association Picardie Nature organise, le 9 novembre 2018, une conférence pour informer et alerter sur les risques importants qui pèsent actuellement sur de nombreuses espèces animales de la région de Picardie, le rôle que les agriculteurs peuvent jouer dans la transition écologique n’a jamais semblé aussi crucial. Cependant, il a un coût important que ces travailleurs ne peuvent pas toujours supporter seul.

Difficile de compter sur les aides

C’est parce que les agriculteurs gagnent très peu d’argent pour eux-mêmes et qu’ils sont parfois contraints de vendre à perte aux entreprises de la grande distribution alimentaire, qu’ils vivent, pour la plupart, sous perfusion des aides accordées par l’État et par l’Union européenne. Malheureusement, ces aides n’encouragent que très faiblement la transition vers une agriculture plus respectueuse de la nature.

Effectivement, ces aides permettent à peine aux agriculteurs de survivre chaque mois, elles ne leur permettent donc certainement pas de prévoir une transition à plus ou moins long terme vers une exploitation agricole biologique, sans pesticides et, parfois même, sans l’intervention de machines agricoles coûteuses et polluantes.

Une transition lente et coûteuse

Pour effectuer leur transition vers une agriculture plus saine, beaucoup de paysans sont obligés de se tourner vers un crédit à la consommation. Ils peuvent, heureusement, profiter des services de certains comparateurs en ligne gratuite qui leur permettent de ne pas s’endetter trop longtemps et à des taux trop désavantageux pour leurs finances personnelles.

En général, ces emprunts leur permettent d’investir dans des infrastructures plus modernes, plus respectueuses de la nature et, surtout, plus rentables. Ces nouvelles infrastructures offrent une rentabilité suffisante pour pouvoir se passer ensuite de certains engrais ou de certains pesticides qui polluent massivement la terre et tout ce qui y pousse.

Modifier nos comportements

Pour permettre aux agriculteurs d’être une part plus active de cette transition écologique, il est également essentiel de modifier certains de nos comportements et, notamment, de supprimer au maximum les intermédiaires entre leur production et les consommateurs. Non seulement cela accroîtra les marges de l’agriculteur, mais cela évitera également de nombreux trajets polluants.

Il faut donc privilégier les circuits courts et les produits qui viennent de la région où vous vous trouvez, mais aussi des régions limitrophes. Par exemple, à Paris, de plus en plus de primeurs et de maraîchers travaillent directement avec les paysans de Picardie pour amener aux Parisiens des produits frais, de saison et locaux.